Un instant n’est que le temps
qu’un autre l’efface
Et chaque jour, à ces moments qui passent
Disparaît à nos mémoires
un peu du soir d’avant le soir
le temps s’entasse.
La vue se trouble à l’horizon diffus
Espace refermé par l’air qui s’épaissit
l’infini est ici.
La brume se superpose
au fond de la vallée close
l’horizon n’est plus
il est dans la main
Sur la mer l’eau n’est qu’un rond
le centre en est ce que nous sommes
Et rien
rien
ne transparaît.
le Cahier de l'Aleph (1984-1989)
in CETI 969




