<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032</id><updated>2011-09-14T15:49:09.591+01:00</updated><title type='text'>Christophe Sims, écrivain</title><subtitle type='html'>=&amp;gt; 04_11</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://christophesims.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-6421887958980599671</id><published>2011-04-30T18:54:00.000+01:00</published><updated>2011-04-30T18:54:19.489+01:00</updated><title type='text'>La librairie qui ne vend qu'un seul livre</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Lu sur le New York Times: &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(Pour les fâchés avec l'anglais, L'article a été repris et traduit par &lt;a href="http://www.slate.fr/lien/37637/la-librairie-qui-vend-un-livre"&gt;Slate. fr&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Andrew Kessler tient une librairie à New York, où on ne trouve qu'un seul livre: le sien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://kessleronmars.com/"&gt;“Martian Summer: Robot Arms, Cowboy Spacemen, and My 90 Days With the Phoenix Mars Mission”&lt;/a&gt; (Pegasus, 2011)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il en a 3 000 exemplaires à écouler au prix de 27,95$.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-6421887958980599671?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cityroom.blogs.nytimes.com/2011/04/28/a-bookstore-thats-book-singular/' title='La librairie qui ne vend qu&apos;un seul livre'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/6421887958980599671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/6421887958980599671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2011/04/la-librairie-qui-ne-vend-quun-seul.html' title='La librairie qui ne vend qu&apos;un seul livre'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-7084903109520006620</id><published>2011-02-25T23:17:00.000Z</published><updated>2011-02-25T23:17:25.874Z</updated><title type='text'>Albert Cossery, un dandy oublié de dieu</title><content type='html'>à lire impérativement ici:&lt;br /&gt;http://blog.lefigaro.fr/le-fol/2011/02/revoltes-arabes-lecrivain-qui-avait-tout-vu.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-7084903109520006620?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blog.lefigaro.fr/le-fol/2011/02/revoltes-arabes-lecrivain-qui-avait-tout-vu.html' title='Albert Cossery, un dandy oublié de dieu'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7084903109520006620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7084903109520006620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2011/02/albert-cossery-un-dandy-oublie-de-dieu.html' title='Albert Cossery, un dandy oublié de dieu'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-5912645918927269656</id><published>2011-02-07T21:53:00.002Z</published><updated>2011-02-07T22:04:19.747Z</updated><title type='text'>Pour la Saint Valentin: Le baiser</title><content type='html'>&lt;h2&gt;Le Journal d'Armona - Le baiser&lt;/h2&gt;&lt;div id="oeuvre_page_header" style="text-align: justify;"&gt;&lt;h3&gt;Le baiser&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant nous nous  embrassons à pleines bouches dans l’eau jusqu’au cou et les vagues par  moment nous submergent car nous sommes à la limite d’avoir pied. Tes  baisers sont salés et je me laisse flotter suspendu à toi, presque en  apnée, la mer est fraîche et le soleil encore chaud a depuis longtemps  commencé à redescendre dans quelques minutes il va rougir. Je dis  lumière&amp;nbsp;! ça serait bien si ils éteignaient la lumière. Nous ne serions  plus que nous deux sur cette plage envahie de touristes de tous poils,  de toutes origines et couleurs, certains ont commencé à brûler, traînant  derrière eux des cohortes d’enfants pieds nus salés et bruyants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aurais-tu cru cela possible quand nous nous sommes rencontrés la  première fois il y a quelques mois, au cœur de l’hiver continental, au  fin fond du bout de l’Europe à quelques kilomètres du glacis qui servait  de frontière improbable entre l’Ukraine et la Roumanie, caricature de  frontière, tellement au bout du monde, la route verglacée était toute  droite sur la plaine noire, afin que les chars puissent y circuler sans  difficulté et que l’on puisse tirer au canon dans l’enfilade bordée de  peupliers? Il faisait froid. Les enfants en bonnet de laine brûlaient  les portes des écoles car il n’y avait plus de bois au cœur de ce pays  de forêts où vivent encore les loups de Transylvanie. J’étais seul.  Peut-être toi aussi. Mon regard  s’est arrêté sur toi, sur tes oreilles parées de&amp;nbsp; bijoux qui m’ont paru à  la fois invraisemblables et de parfait bon goût, les femmes de chez moi  n’en portent pas de tels, car la première fois que je t’ai vue tu étais  de profil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui l’aurait cru&amp;nbsp;? Moi pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi peut-être, il y a longtemps que j’ai compris que tout était possible  depuis tomber raide amoureux à la seule vue d’une oreille jusqu’à faire  l’amour à cette femme que j’aime au creux de la mer que j’aime et  encore plus étonnant, sous d’autres étoiles qui me parlent une langue  nouvelle qu’il faudrait que j’apprenne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi peut-être. Mais pas toi. Ni aucun de tes amis qui m’ont découvert et  cependant accepté d’un même mouvement, sans étonnement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi peut-être, mais aucun de mes amis, habitués pourtant à mes frasques  et mes changements de pied et qui m’ont longuement écouté parler de toi  avant de te connaître. Moi, dès cet instant, j’ai pensé que cela aussi  était possible, ou en tous cas, pas moins impossible qu’autre chose. Ce  que j’ignorais c’est que ce serait ce feu, cette complétude, cette  sérénité, cet achèvement sans fin dès le début. Ce que j’ignorais c’est  que dès que cette première rencontre qui n’a pas été vraiment une  première fois, mais qui l’était déjà, je n’ai plus pu imaginer vivre  sans toi. Quelle formule nous a amenés de manière si imprévisible, à  emprunter au hasard ce bout de chemin où nous nous sommes croisés, pour  ne plus nous quitter,&amp;nbsp;alors que nous avancions chacun&amp;nbsp; sous nos cieux,  depuis si longtemps, à tâtons, sur nos routes si différentes?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel nombre nous a guidés&amp;nbsp;? Ce n’était pas notre volonté car nous  ignorions l’un et l’autre l’existence de l’autre qui depuis qu’elle  s’est révélée à nos yeux nous emplit enfin m’emplit je parle pour moi.  Ce n’était ni volonté ni désir, car pour vouloir ou désirer il faut  savoir que l’objet existe ou au moins en avoir le pressentiment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment désirer quelqu’un que l’on ne sait pas exister&amp;nbsp;? Comment ne pas  te désirer maintenant que je sais que tu es&amp;nbsp;? Alors, maintenant, je  t’embrasse dans la mer, tu m’embrasses dans la mer et ce baiser salé est  de toute éternité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-5912645918927269656?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre26436.html#page_1' title='Pour la Saint Valentin: Le baiser'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/5912645918927269656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/5912645918927269656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2011/02/pour-la-saint-valentin-le-baiser.html' title='Pour la Saint Valentin: Le baiser'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-1013450259693007558</id><published>2010-12-17T17:30:00.001Z</published><updated>2010-12-17T17:32:34.052Z</updated><title type='text'>For Brian</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;False devils and gods&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False truths, false beliefs&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;True lies and betrayals&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;You’re about to dissolve &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False hopes and false joys&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False words, &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False light, false night&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False world in an all &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Tell me is this real&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Black horned friendship&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Shouting, screaming, drinking, stinking&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Making love, dropping bombs&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Flying away for holidays&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Watching TV&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Calling the cops&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Killing for survival&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Eating their neighbours&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;None of them is really wrong &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;They’re just misplaced, that’s all&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;None of them is completely wrong &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;They’re just misplaced, that’s all&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The world is slightly salted &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Like the Baltic Sea&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or grilled peanuts&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or fainted tears&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;You don’t know precisely&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;What or how or when&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;It went wrong&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;But it did&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;It went wrong&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;As you know&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;As you guessed&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Good guess!&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;When one’s missing&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;One, only one &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;This very precise one &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Not seating at your side&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Nor in front of you&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The beer is pale&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The light is dark&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Tunneled vision&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Rumbling sounds dying at your ear&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The missing one is not here with a smile&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or a laughter&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or quiet and gentle glances&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or quiet words &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or silences&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;One is missing&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;And the world loses its taste&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Your soul’s about to dissolve &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Tired of false smiles&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False hopes and false joys&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False words&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False devils and gods&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False truths, false beliefs&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Tired of all that lie that binds people&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;False light, false night&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Betrayed friendship&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;You’d better head up sailing to high seas&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Travel the oceans and find &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The world’s proper taste again&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Made of salt, made of wind&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Made of freedom&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Made of irreducible truths&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Where things are things &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Skies are skies&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Waves are waves&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;And men are sailors&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;When men are men&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Then the world is again, slightly&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;But just slightly, salted&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;As some woman lips&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Or lightly grilled peanuts&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Back to the chilly streets&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;The pavement faintly shines in the wet dark&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Hands in the pockets, collar up&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Cap glued down on the nose&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Freezing winds cutting the skin&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Like swiftly razor blades&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Back to real raindrops, real ice pellets&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Back to real darkness&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Real hopelessness &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;No one’s around&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;None&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Wandering alone&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Wondering why&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;It’s time to haul up the sail&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Aim to distant shores&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Distant islands under distant clouds&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Where skies are skies&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Waves are waves &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Where things are things&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;And men are sailors&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;And their women galore&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;I know how you feel. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-1013450259693007558?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=2588757' title='For Brian'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/1013450259693007558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/1013450259693007558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2010/12/for-brian.html' title='For Brian'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-8589128042578029160</id><published>2010-12-10T01:04:00.009Z</published><updated>2010-12-11T19:39:55.665Z</updated><title type='text'>Un Instant</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre33380.html"&gt;&lt;img border="50" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/TQF8-Uxf_DI/AAAAAAAAA6A/WyH_HlqfIvk/s200/Merci+ren%25C3%25A9+0109.jpg" width="157" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Un instant n’est que le temps&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;qu’un autre l’efface&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et chaque jour, à ces moments qui passent&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Disparaît à nos mémoires&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;un peu du soir d’avant le soir&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;le temps s’entasse.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;La vue se trouble à l’horizon diffus&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Espace refermé par l’air qui s’épaissit&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;l’infini est ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;La brume se superpose&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;au fond de la vallée close&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;l’horizon n’est plus&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;il est dans la main&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Sur la mer l’eau n’est qu’un rond&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;le centre en est ce que nous sommes&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et rien&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; rien&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ne transparaît.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;le Cahier de l'Aleph (1984-1989)&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;in CETI 969&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-8589128042578029160?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/8589128042578029160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/8589128042578029160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2010/12/un-instant.html' title='Un Instant'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/TQF8-Uxf_DI/AAAAAAAAA6A/WyH_HlqfIvk/s72-c/Merci+ren%25C3%25A9+0109.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-4798696173597672668</id><published>2010-06-05T14:38:00.000+01:00</published><updated>2010-06-05T14:38:36.270+01:00</updated><title type='text'>Tien An Men</title><content type='html'>No remembrance for those who danced&lt;br /&gt;beneath the darkness’s sun&lt;br /&gt;No remembrance for those who glanced&lt;br /&gt;beneath the black light of a moon&lt;br /&gt;that lies&lt;br /&gt;No remembrance for those who dance&lt;br /&gt;while brothers are murdered&lt;br /&gt;and stabbed&lt;br /&gt;No remembrance for those who dare&lt;br /&gt;disguise the truth in rotten lies&lt;br /&gt;tell the one has killed&lt;br /&gt;who's been executed&lt;br /&gt;who's been rolled over&lt;br /&gt;who's been slaughtered&lt;br /&gt;No remembrance for those who dance&lt;br /&gt;beneath the darkness’s sun&lt;br /&gt;No remembrance for those who dance&lt;br /&gt;under the black light of a red moon&lt;br /&gt;that dies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tien an men&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-4798696173597672668?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre30436.html#page_1' title='Tien An Men'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/4798696173597672668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/4798696173597672668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2010/06/tien-men.html' title='Tien An Men'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-215221915623746744</id><published>2010-02-17T19:03:00.004Z</published><updated>2010-02-17T19:06:44.153Z</updated><title type='text'>Coupe de l'America: une raclée à 120.000 dollars la seconde (Publié sur Slate.fr le 16 février 2010)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/S3w81_TTeXI/AAAAAAAAAxg/iNkl6Tq4yhY/s1600-h/america.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="136" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/S3w81_TTeXI/AAAAAAAAAxg/iNkl6Tq4yhY/s200/america.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà, c'est fait.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Américains du &lt;a href="http://www.examiner.com/x-29731-Americas-Cup-Examiner%7Ey2010m2d16-New-home-for-Americas-Cup-Modest-family-oriented-yacht-club-with-the-best-view-in-world" target="_blank"&gt;Golden Gate Yacht Club&lt;/a&gt; ont récupéré l'&lt;a href="http://images.google.com/imgres?imgurl=http://www.linternaute.com/mer-voile/magazine/photo/coupe-louis-vuitton-acte-13/image/l-aiguiere-244981.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://www.linternaute.com/mer-voile/magazine/photo/coupe-louis-vuitton-acte-13/l-aiguiere-d-argent.shtml&amp;amp;usg=__Y9gN3z4JgzrTXitqFV7fWSs6XUQ=&amp;amp;h=358&amp;amp;w=540&amp;amp;sz=127&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=2&amp;amp;sig2=PU3MkMUMeXBmeTlVhrCw3g&amp;amp;um=1&amp;amp;itbs=1&amp;amp;tbnid=JYgt_81MNRfxLM:&amp;amp;tbnh=88&amp;amp;tbnw=132&amp;amp;prev=/images%3Fq%3DAigui%25C3%25A8re%2Bd%2527argent%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26client%3Dsafari%26rls%3Den%26sa%3DN%26um%3D1&amp;amp;ei=dc96S8T3NZmi-AaI85yJCw" target="_blank"&gt;Aiguière d'argent&lt;/a&gt;, aussi moche que prestigieuse, trophée de la plus ancienne compétition sportive. Le trimaran USA17 a infligé un «deux victoires à zéro» à Alinghi 5, catamaran propriété du milliardaire suisse Ernesto Bertarelli.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et &lt;a href="http://www.tdg.ch/depeches/sports/coupe-america-aiguiere-argent-retourne-etats-unis" target="_blank"&gt;ce n'est pas une petite défaite&lt;/a&gt;: plus d'un quart d'heure de retard lors de la première régate et 5'26 lors de la seconde pour l'engin (on hésite à parler de bateau) suisse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Suisses ont donc perdu. Mais ce n'est pas faute d'avoir tout tenté pour conserver cette coupe. Vraiment par tous les moyens possibles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est vrai que les règles de cette si particulière régate permettent au &lt;i&gt;Defender&lt;/i&gt; (vainqueur de l'édition précédente) de fixer à son bon vouloir les nouvelles règles de l'édition à venir. Et Bertarelli, qui a beaucoup d'argent, ne s'en est pas privé. Pendant 34 mois, Il a tout fait pour que son adversaire ne puisse gagner, de préférence sans jamais aller se mesurer sur la mer, ce qui est un comble pour une régate. A force d'essayer d'imposer ses &lt;i&gt;desiderata&lt;/i&gt; aussi fallacieux que surréalistes, dont la plupart ont largement dépassé les limites de la sportivité et de la bonne foi les plus élémentaires, l'essentiel de la compétition s'est passé devant les tribunaux américains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;"&gt;Un bateau?&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux exemples parmi d'autres en disent long sur l'esprit qui anime le Suisse: l'équipe Alinghi a, jusqu'en décembre dernier essayé d'imposer que la Coupe se courre à Ras Al-Khaimah (qui connaît ce microscopique bled des EAU?) pour la simple et bonne raison que les vents là-bas sont réputés ne jamais dépasser 7 nœuds, caractéristique météorologique donnant sur le papier un avantage certain à son engin, tellement léger qu'on le soupçonne ne pas pouvoir résister à une brise de plus de 18 nœuds que supporte heureusement sans aucune difficulté n'importe quel engin à la voile le plus rudimentaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas plus tard qu'en janvier, les Suisses ont inventé une clause dont le caractère léonin n'échapperait pas à un enfant de 6 ans: ayant appris grâce à ses espions que le challenger allait probablement arborer un mat aile de 70 m de haut plus grand que l'aile d'un Boeing 747,&amp;nbsp; et sachant que ses caractéristiques rendent l'engin particulièrement difficile à manœuvrer dans un espace restreint, Bertarelli a tenté d'imposer à son concurrent d'être capable uniquement de rentrer à la voile dans la «petite» marina réservée à la Coupe, alors que son propre engin en serait bien incapable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, en 36 mois, après avoir réussi à éliminer tous ses concurrents potentiels sauf un, le Syndicat du Golden Gate Yacht Club, dirigé par Larry Ellison. L'homme qui est devenu par la force des choses son pire ennemi vient de lui mettre cette déculottée historique, sur l'eau comme sur le compte en banque (on estime que Bertarelli a dépensé 140 millions de dollars, dont &lt;a href="http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Coupe-de-l-America.-Bruno-Trouble-Un-duel-de-fous-furieux-_44096-1253714-fils-tous_filDMA.Htm" target="_blank"&gt;30 millions de frais d'avocat, comme Ellison&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On le voit, Bertarelli a beaucoup d'argent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ça pour ça: cette défaite, avec un retard historique de 20 minutes aura coûté au milliardaire suisse la bagatelle de 120.000 dollars (87.000 euros) la seconde. Mais ici, même si c'est scandaleux, il ne s'agit pas tant que d'argent: la coupe de l'America a toujours été le lieu privilégié de l'expression d'egos surdimensionnés et de caprices de milliardaires; c'en est même un de ses charmes. Ellison, patron d'Oracle, n'a probablement rien à envier à Bertarelli en terme de mauvaise foi et de moyens. Mais la responsabilité du milliardaire suisse est indépassable. En 36 mois, il aura réussi à tout rater, jusqu'à menacer l'essence même de cette splendide épreuve vieille de 159 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;"&gt;L'incompétence du milliardaire barreur&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1°) les technologies mises en œuvre n'ont rien d'innovateur. Les Polynésiens et les marins français savent depuis longtemps qu'un multicoque va plus vite qu'un monocoque. A tel point que les deux concurrents avaient embarqué quelques grands noms de la voile française dans cette galère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si besoin en était la démonstration en avait d'ailleurs été faite lors de la 27e&amp;nbsp;coupe de l'America, où les Américains du Catamaran &lt;i&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Stars_&amp;amp;_Stripes_%28yacht%29" target="_blank"&gt;Stars and Stripes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ont aisément battu le monocoque géant des Néo-Zélandais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2°) N'emporte quel débutant en multicoque sait que le point faible de ces engins est le virage vent debout. Là encore, le choix imposé par Bertarelli de ce type de navire rend le match racing sans grand intérêt.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lors du départ de la première régate, son concurrent est resté bloqué vent debout au dessus de la ligne, pendant que Alinghi prenait la poudre d'escampette. Finalement, USA17 passait la ligne 1'27'' après lui. Dans n'importe quelle régate, cela signifie la fin de tout espoir de victoire pour le malheureux skipper. Et bien là, non. En raison d'une vitesse et d'un angle de remontée au près supérieurs, le concurrent américain revenait aisément sur Alinghi pour lui mettre plus de 3,5 km dans la vue sur un parcours de 20 miles nautiques (38 km), soit un différentiel de performance de plus de 10%. Ce qui est énorme quand on sait que dans ce type d'épreuve, on donnerait des millions de dollar pour un truc qui permettrait de gagner 0,005% de vitesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3°) Sur les deux régates courues (et perdues par lui,) le milliardaire barreur de son engin extravagant — il avait dans son équipe des barreurs de talent — aura trouvé le moyen d'écoper à chaque fois d'une pénalité, ce qui dans l'hypothèse d'un duel serré réduisait ses chances de victoire à zéro. Ce qui n'arriverait pas à un barreur d'Optimist de 8 ans. A ce niveau, on frise l'incompétence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ceci se produisant, répétons-le dans le cadre imposé par Alinghi pour lui assurer la victoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;4°) La communication. Il avait été imposé par l'équipe suisse que la Coupe devait se courir dans la semaine avant le début des JO d'hiver de Vancouver. C'est de la bonne stratégie de communication: éviter le télescopage d'évènements. Là encore ratage monumental. Pour des raison inexplicables, même si les conditions météos n'étaient pas idéalement idéales, (voir l'incompréhension et le désespoir de Bruno Troublé, spécialiste international incontesté dans ce domaine &lt;a href="http://voile.blog.lemonde.fr/2010/02/10/neant-a-valence/"&gt;ICI&lt;/a&gt;), elles restaient jouables pour n'importe quelle embarcation à voile, les régates ont été sans cesses reportées, jusqu'au samedi jour de l'inauguration des JO.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;5°) Enfin, &lt;i&gt;cette défaite a eu lieu alors que les juges avaient été choisis par &lt;/i&gt;Bertarelli. Comme l'a indiqué d'une manière sibylline Larry Ellison lors de sa conférence de presse au soir de sa victoire: «&lt;i&gt;Je peux aussi vous dire que pour la 34e America's Cup, les juges seront indépendants, comme l'organisateur ...&lt;/i&gt;&lt;i&gt;».&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi alors qu'il avait tout fait, mais vraiment tout fait pour conserver la Coupe, le Suisse a tout perdu. C'est une déculottade de grande envergure, une pâtée grandiose, une dérouillée historique, à l'ampleur proportionnelle aux sommes d'argent en jeu, comme une nouvelle illustration de la désinvolture financière qui aura mené la planète toute entière au bord de la faillite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;A l'officier anglais qui apostropha Surcouf en ces termes: &lt;i&gt;Avouez, Monsieur, que vous vous battez pour l'argent, alors que nous, Anglais, nous battons pour l'honneur&lt;/i&gt;. Le corsaire malouin eut cette répartie: &lt;i&gt;Chacun se bat pour ce qu'il n'a pas&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré l'incommensurable mauvaise foi dont il a fait montre pendant des mois, l'obscénité financière de Bertarelli montre qu'il ne devait pas se battre pour l'argent: il a montré qu'il en avait beaucoup.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour rien, car il est vaincu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Reste l'honneur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bertarelli l'aurait-il perdu en franchissant, dans ces conditions, la ligne 5' et 26 secondes après son adversaire, choisi puis subi, ce dimanche 14 février 2010, à Valence?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://ventosiguaisnavoltaaomundo.blogspot.com/"&gt;&lt;i&gt;Christophe Sims&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;i&gt;Image:&amp;nbsp;Entraînement du trimaran Oracle BMW, le 8 février au large de Valence. REUTERS/Pascal Lauener&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-215221915623746744?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.slate.fr/story/17443/voile-coupe-de-america-oracle-alinghi-une-raclee-120000-dollars-la-seconde' title='Coupe de l&apos;America: une raclée à 120.000 dollars la seconde (Publié sur Slate.fr le 16 février 2010)'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/215221915623746744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/215221915623746744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2010/02/coupe-de-lamerica-une-raclee-120000.html' title='Coupe de l&apos;America: une raclée à 120.000 dollars la seconde (Publié sur Slate.fr le 16 février 2010)'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/S3w81_TTeXI/AAAAAAAAAxg/iNkl6Tq4yhY/s72-c/america.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-7323893347833795537</id><published>2009-08-26T01:15:00.003+01:00</published><updated>2009-09-06T18:29:05.313+01:00</updated><title type='text'>Le monde est imparfait</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a bitly="BITLY_PROCESSED" href="http://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-journal-darmona-%28nouvelles%29/7350664" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SqPsB0Cvc9I/AAAAAAAAAso/SfNf6EEgh0U/s320/journaldaermonacouv.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le monde est imparfait, mon amour. Mais il faut faire avec. Rien n’est à refaire non plus. Cela est impossible. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle aurait dit mais rien n’est impossible, il y a tant à apprécier. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne surtout pas faire comme s’il était parfait. Ne pas faire comme, faire avec. Le monde est autant merveille qu’imperfection. C’est une merveilleuse imperfection. Bien plus belle que nos délirantes illusions de perfection, car elle les contient. Contentons-nous donc de ce qu’il nous offre: ses rêves et ses cauchemars, ses beautés et ses drames, ses jours sombres et ses nuits lumineuses, ses rires d’enfants et la tristesse des vieux qui ont finalement cédé à la pente de l’âge, au prétexte de sagesse. C’est la fatigue au vrai, je crois, qui nous fait renoncer. Pourquoi, alors que pour le corps, nous sommes bien obligés de constater qu’il n’y a pas grand-chose à faire, malgré nos cocasses et artificielles tentatives de conserver une forme juvénile, ne nous obstinons-nous pas à tenter de rester jeune en esprit&amp;nbsp;? De rester l’enfant que nous avons tous, certainement été. À conserver ces émerveillements premiers, à jouir de ces incommensurables douleurs, incommensurables parce que premières et que nous ne savions pas à l’époque qu’il y en aurait bien d’autres, bien pires, par la suite, reléguant les premières à leur vraie place, celle des douleurs de débutants. Pourquoi ne pas jouir de ses inestimables beautés, comme nous l'avons tous vécu, petits? Je me souviens de découvertes bouleversantes, des premières trahisons de la vie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu veux dire, celles de la famille? Oui, as-tu jamais bien réalisé que c’est auprès de ces gens-là, de celle qui t’a mis au jour, puis nourri, de ceux qui t’ont choyé ou haï que s’ancrent les premiers repères qui vont nous guider tout au long du chemin&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Une des plus grandes imperfections du monde est celle que les physiciens nomment l’entropie. En gros, si j’ai compris ce que tentait de m’expliquer ma prof de physique il y a bien longtemps –elle doit déjà en être rendue à l’état de ce qui se trouvait dans ses éprouvettes&amp;nbsp;: une sorte de soupe où s’entrechoquent à toute berzingue des molécules, diverses, colorées et parfumées. C’est amusant de penser que finalement tous les profs de physique finissent par se transformer en, se réincarner dans, si l’on peut dire, le contenu des éprouvettes de verre qu’ils font manipuler sans illusion&amp;nbsp; à des cohortes d’adolescents, qui à quelques exceptions près, destinées à reprendre le flambeau de leur travail ingrat et répétitif de prof, ne manifestent au mieux qu’un intérêt contraint aux merveilles qu’ils leur font approcher. On ne peut pas remettre le dentifrice dans le tube quand il en est sorti, ou encore, reconstituer le bois quand il a brûlé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Poussières d’étoiles. Nous sommes de la poussière d’étoiles. Chaque atome qui nous compose et qui compose l’intégralité de l’univers connu, nous y compris, a été forgé au creux de ces immenses fourneaux nucléaires que sont les étoiles. Poussières d’étoiles nous sommes et poussières redeviendrons. Logique. Atome et rayonnement, énergie qui va se dégradant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au fur et à mesure que le temps passe, je ressens, moi aussi, à mon échelle, cette dégradation. C’est le principe d’entropie appliqué aux hommes. Ici, on l’appellera le temps. C’est, je crois, la plus grande imperfection du monde&amp;nbsp;: il est soumis au temps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le bizarre en effet c’est que nous ne sommes pas du tout ce que nous étions à notre naissance. Chaque cellule de notre corps d’alors a été remplacée par de nouvelles. Chaque cellule est morte et a été remplacée plusieurs fois. Sauf peut-être mes neurones, enfin ceux qui ont survécu jusqu’à présent, rien de ce qui me compose n’est identique à ce qui me composait il y a quelques années. C’est un fameux couteau de Wittenberg, qui reste le même alors que successivement sa lame et son manche ont été remplacés. Nous sommes dans le même cas. Le vrai bizarre c’est que nous ne sommes déjà plus ce que nous étions il y a quelques secondes, quand par exemple, j’ai commencé cette phrase et que nous serons certainement déjà autre quand tu auras fini de la lire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le temps ne se contente pas de nous soumettre à cette perpétuelle et paradoxale métamorphose, où nous ne sommes jamais et pourtant restons toujours le même, il fait pire. Pour le peu qui nous permet d’avoir l’illusion de notre conservation, de notre continuité, de notre singularité, le temps a trouvé encore mieux. Il nous rend acteur de son action. C’est ce que l’on appelle l’histoire. Nous sommes tous inscrits dans une généalogie. Nous ne somme pas que nous-même, nous sommes un maillon dans une chaîne généalogique, dont nous ne pouvons échapper, en tout cas, en ce qui concerne l’amont.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour l’aval, c’est à dire nos descendants peut-être pouvons nous bien évidemment nous empêcher de créer de la vie, de nous reproduire. Ce verbe est particulièrement abject. Il ne s’agit pas de reproduction, encore que l’acte physique participe incontestablement à ces fameux plaisirs de la vie évoqués auparavant, -mais maintenant, je sais (et j’ai cru comprendre que nous étions quelques milliards à le savoir) qu’il peut y avoir acte hétérosexuel sans nécessairement reproduction et encore moins intention de,&amp;nbsp;-&amp;nbsp; mais simplement de faire jouer, au hasard des rencontres, des affects et des pulsions, la grande loterie du brassage génétique. Nos enfants sont différents de nous, même s’ils sont nos enfants, mais surtout, leur temps est différent du nôtre. Leur époque que nous traversons à pas lents sur le déclin de notre trajectoire, s’habillera un beau matin de notre absence. À voir grandir mes fils, je vois ma propre mort qui approche. C’est le travail du temps.&amp;nbsp; Nous arrivons parfois, par instants, à lui arracher des bribes d’éternité, des suspensions de bonheur qui durent un peu. Ne pas tomber dans l’illusion. C’est bon, c’est beau de voir jouer ses petits au soleil. C’est bon. Mais bientôt, la course reprendra, les hurlements aux oreilles, nous devons bien un jour ou l’autre recommencer à avancer à tâtons dans ce tunnel dont la sortie débouche sur un néant encore plus noir que la nuit d’encre d’où nous émergeons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© 2005 Le journal d’Armona/Christophe Sims &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-7323893347833795537?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-journal-darmona-%28nouvelles%29/7350664' title='Le monde est imparfait'/><link rel='enclosure' type='' href='http://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-journal-darmona-%28nouvelles%29/7350664' length='0'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7323893347833795537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7323893347833795537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2009/09/le-monde-est-imparfait-extraits-du.html' title='Le monde est imparfait'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SqPsB0Cvc9I/AAAAAAAAAso/SfNf6EEgh0U/s72-c/journaldaermonacouv.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-8042466470288574764</id><published>2009-08-26T01:05:00.004+01:00</published><updated>2011-01-27T16:13:59.502Z</updated><title type='text'>Tout le savoir est dans l'humanité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a bitly="BITLY_PROCESSED" href="http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SqPvcHUkzYI/AAAAAAAAAsw/5OA81Jvx9Eg/s1600-h/journaldaermonacouv.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SqPvcHUkzYI/AAAAAAAAAsw/5OA81Jvx9Eg/s320/journaldaermonacouv.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Tout le savoir est dans l’humanité. Le monde n’est pas tant qu’il n’est pas pensé par un esprit. Et c’est à travers cette pensée que progressivement il se dévoile à lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots s’effacent. Il ne reste rien pour dire le monde. Ne reste que le réel, c’est à dire l’indicible, c’est à dire pire que rien, du vide sous de l’apparence. Car rien, c’est au moins quelque chose, c’est un mot. Peut-on imaginer un monde sans même le mot pour le nommer ou celui contraire qui nomme l’absence, la béance, le néant, le vide, le rien&amp;nbsp;? La situation est ici, pire. Imagine-t-on une chose pour laquelle il n’y a plus de mot? Une immense et éternelle et profonde ombre, une épaisse noirceur sans fin, un silence absolu. Cela ressemble au vide spatial, cela ressemble aux camps de concentration nazis. &lt;br /&gt;La nihilisation passe par la suppression de ces mots pour dire autant que par la suppression physique des victimes. D’où l’extrême importance des murs de mémoire, où restent gravés leurs noms. C’est tout ce qui leur reste, c’est tout ce qu’il en reste et c’est fondamental. Nous devons protéger la mémoire et protéger les mots qui la portent.&lt;br /&gt;Le monde est imparfait et pourtant, il a tout pour ne pas l’être. Est-ce que son imperfection ne viendrait pas de l’imperfection de l’esprit qui le pense? Des esprits qui en le pensant, l’inventent à lui-même. À proprement parler, l’inventant, ils le créent. Et au passage, se créent eux-mêmes, esprits appartenant à l’ordre de l’univers, aux choses de ce monde. Ils en sont parties. Ils se créent aussi, évidemment. Nos esprits donc, faibles et impuissants face au réel, créent un monde qui leur paraît plus supportable parce qu’habité, involontairement de sa part, plus au moins consciemment de la nôtre-, d’un début d’intelligibilité.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il n’y a pas de loi dans la nature. Il n’y a que des phénomènes dont les structures et les interactions apparentes se révèlent peu à peu à nos yeux d’aveugles, à nos esprits malingres. Tout d’abord, nous n’y comprenons rien en général. Alors un de nous a le culot de proposer une explication, qui donne l’impression que nous comprenons&amp;nbsp;: un dieu, une loi, un outil mathématique. Et en apparence ça marche, (à quelques détails près&amp;nbsp;: le soleil et les étoiles tournent autour de la terre. Dieu a créé l’univers en sept jours). Jusqu’à ce qu’un autre, plus tard, arrive à convaincre ses contemporains que ces explications ne sont que fariboles, plaisanteries et qu’il a lui, une meilleure explication.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y perd souvent la tête. L’église met des siècles à s’en excuser. Et puis un autre arrive qui renvoie cette explication si élégante et si troublante au rang des mythes enfantins. Une autre explication chasse la première. On prétend maintenant que pour que l’univers soit comme il nous apparaît, il fallait bien quelqu’un pour régler avec tant de précision la machine&amp;nbsp;; qu’à la moindre variations des conditions initiales, l’univers n’aurait pas pu naître ou en tout cas être ce qu’il est, sous nos yeux ébaubis. C’est évidemment aussi faux que les explications précédentes. C’est confondre l’observation avec l’explication, c’est prendre l’apparent pour le réel, c’est à dire des vessies pour des lanternes. Car le réel est ce qu’il est et s’il s’impose à nous, on ne peut en fait absolument rien en dire de sérieux, et encore moins de vrai. La vérité n’est qu’une suite d’erreurs rectifiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité avance à reculons, masquée, les yeux bandés, une torche éteinte à la main dans un monde obscur dont elle ignore tout et surtout ce qu’il est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© 2005 Le journal d’Armona/Christophe Sims&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-8042466470288574764?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-journal-darmona-%28nouvelles%29/7350664' title='Tout le savoir est dans l&apos;humanité'/><link rel='enclosure' type='' href='http://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-journal-darmona-%28nouvelles%29/7350664' length='0'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/8042466470288574764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/8042466470288574764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2009/08/tout-le-savoir-est-dans-lhumanite.html' title='Tout le savoir est dans l&apos;humanité'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SqPvcHUkzYI/AAAAAAAAAsw/5OA81Jvx9Eg/s72-c/journaldaermonacouv.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-7254371099031829932</id><published>2009-08-25T20:51:00.002+01:00</published><updated>2011-02-10T16:37:01.715Z</updated><title type='text'>à quoi diable peut donc bien  servir Twitter ? - à connaître la couleur du chat.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;à quoi diable peut donc bien&amp;nbsp; servir Twitter&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;- à connaître la couleur du chat &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier roman en français publié sur Twitter s’intitule Thixotropies. Sa diffusion a commencé le 1er Août.&lt;br /&gt;On peut le suivre @christophesims &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Twitter vient de to tweet qui signifie en anglais gazouiller. D’où l’oiseau du logo. C’est le dernier service de microblogging à la mode dont le principe consiste à répondre en moins de 140 signes à la question «&amp;nbsp;qu’est-ce que vous faites en ce moment&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &lt;br /&gt;Question apparemment sans aucun intérêt. Car qui se soucie à ce que je fais en ce moment&amp;nbsp;? Curieusement, Twitter connaît cependant depuis fin 2006 un développement exponentiel. Faut-il en déduire que l’exhibitionnisme même virtuel est la motivation principale des usagers du Net?&lt;br /&gt;D’autant que contrairement à d’autres plateformes comme Facebook, Twitter est fondamentalement asymétrique&amp;nbsp;: chacun choisit qui il souhaite suivre sans que le suivi ne puisse rien y faire.&lt;br /&gt;A moins que Twitter offre quelque chose de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La règle de base Twitter est donc élémentaire&amp;nbsp;: pas plus de 140 caractères par twitt (message).&lt;br /&gt;La fragmentation d’un roman par paquets de moins de 140 signes peut sembler contradictoire avec la nature même d’un roman-livre, objet clos (même si le roman peut ouvrir sur des perspectives infinies) et tangible. &lt;br /&gt;Depuis 15 ans, toutes les tentatives faites par les éditeurs pour créer un livre électronique ont échoué. Pour une raison simple&amp;nbsp;: donner à un livre électronique l’aspect d’un livre papier cumule les inconvénients des deux. C’est un peu comme donner la forme d’un cheval à une voiture&amp;nbsp;: on s’arriérait dessus.&lt;br /&gt;Non, le support électronique doit être utilisé pour ce qu’il est, comme Slate par exemple&amp;nbsp;: un support immatériel, sans poids, sans pages, sans papier, encore plus nomade à sa manière que son ancêtre le livre, consultable qu’il est depuis n’importe quel terminal relié à Internet. &lt;br /&gt;Ce nouveau mode de publication pose des questions de fond à la littérature d’autant que le mouvement ne va pas s’arrêter là. On peut facilement anticiper à moyen terme un système marchand, avec abonnement et twitters payants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il permet cependant d’explorer les nouvelles pistes tant littéraires qu’éditoriales ouvertes par le microblogging.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un point de vue littéraire, Les Twilivres (livres publiés sur Twitter) connaissent un succès impressionnant en extrême Orient et particulièrement au Japon, où plusieurs auteurs ont atteint le million de suiveurs. La culture des Mangas trouve assez facilement un prolongement dans cette littérature. Mais il y a une autres raison méconnue,&amp;nbsp; linguistique celle-ci. La règles des 140 caractères s’applique aussi aux idéogrammes, qui sont plus que des signes. 140 idéogrammes équivalent peu ou prou au même nombre de mots dans une langue alphabétique, soit en français, avec une moyenne de 5 caractères par mots, un équivalent de 600 à 700 signes. Les textes ne sont donc plus fractionnés avec la même fréquence quelque peu déstructurante (ou au contraire trop structurante) que la règle impose aux systèmes alphabétiques.&lt;br /&gt;En France, la limite du nombre de signes renvoie aux travaux de l’Oulipo. Le groupe Twitter 140car travaille dans ce sens. Un distingué grammairien&amp;nbsp; affirme même que Twitter améliore les capacités cognitives et linguistiques de ceux qui s’y livrent.&lt;br /&gt;Mais si le media impose la fragmentation du texte, Thixotropies, comme d’ailleurs The French Revolution, roman twitterisé - ne pourrait-on pas écrire en français gazouillé&amp;nbsp;?- aux USA par Matt Stewart depuis le 14 Juillet, n’ont pas pour autant été rédigés sous la contrainte des 140 signes. &lt;br /&gt;il s’agit plus d’une adaptation au support que d’une matrice d’écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aspect le plus innovant de Twitter concerne le monde éditorial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par définition, un acheteur de livre ne sait pas ce que celui-ci contient, puisque, par définition, il ne pourra savoir ce qu’il contient qu’une fois qu’il l’aura lu. Sauf à se rabattre sur les critiques littéraires ou la bouche à oreille. &lt;br /&gt;Mais le jugement des critiques n’est pas imperméable à toutes sortes de pressions, modes, renvois d’ascenseur ou simplement erreurs d’appréciation. Le bouche à oreille, comme dans le jeu du téléphone des enfants, est d’une pertinence d’autant plus distordue que la chaîne des interlocuteurs est longue.&lt;br /&gt;D’où l’accent mis par les éditeurs en terme de marketing –que ce terme est laid - sur le titre, l’illustration et la quatrième de couverture pour différencier le livre de la masse des publications. &lt;br /&gt;Dans tous les cas, il s’agit de faire confiance à autrui. Le lecteur ne pourrait-il pas s’en remettre directement à l’auteur&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Il ne reste donc que de se fier à la réputation de l’écrivain ou de se livrer au hasard. Tout ceci est bien humain mais finalement on ne sait pas ce qu’on achète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, acheter un&amp;nbsp; livre c’est acheter un chat dans un sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là est peut-être la révolution qu’apporte Twitter&amp;nbsp;: il n’est plus besoin de payer le livre pour le connaître. L’auteur le gazouille librement sur le réseau et le lecteur peut goûter, apprécier, fragment par fragment, le texte. &lt;br /&gt;Il connaît la couleur du chat avant d’acheter.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Puis, si il le souhaite, il pourra alors décider de mettre la main à la poche, en toute connaissance de cause. Soit télécharger à très pas prix une version électronique, charge à lui de l’imprimer (sans pour autant au bout du compte avoir un vrai livre.) &lt;br /&gt;S’il est intrinsèquement bibliophile ou, il pourra aussi commander le livre papier directement à l’auteur (PoD) ou par l’intermédiaire d’un éditeur et/ou d’un libraire, qui peuvent encore jouer un rôle s’ils s’adaptent à cette nouvelle donne.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Roland Barthes écrivait de manière prémonitoire&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Un texte est fait d'écritures multiples, issues de plusieurs cultures et qui entrent les unes avec les autres en dialogue… Mais il y a un lieu où cette multiplicité se rassemble, et ce lieu, ce n'est pas l'auteur … c'est le lecteur: le lecteur est l'espace même où s'inscrivent… toutes les citations dont est faite une écriture ; l'unité d'un texte n'est pas dans son origine, mais dans sa destination.» (in Le bruissement de la langue, Essais critiques IV, 1984).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup se demandent à quoi diable peut servir Twitter. C’est bien dans ses destinations multiples que le livre vit, c’est à dire ses lecteurs. Ce qui fait qu’à tout le moins, Twitter devrait faire réfléchir le monde de la littérature&amp;nbsp;:&amp;nbsp; une nouvelle forme de relation de l’écrivain avec ses lecteurs est en train de naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophe Sims.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-7254371099031829932?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://twitter.com/' title='à quoi diable peut donc bien  servir Twitter ? - à connaître la couleur du chat.'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7254371099031829932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/7254371099031829932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2009/08/article-pour-slate-quoi-diable-peut.html' title='à quoi diable peut donc bien  servir Twitter ? - à connaître la couleur du chat.'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-2964023377512685797</id><published>2009-08-25T02:06:00.001+01:00</published><updated>2009-08-25T22:41:26.990+01:00</updated><title type='text'>Autoportrait Véridique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms; font-size: 78%;"&gt;Né Anglais, d’origine Russe, je suis Français plus par éducation que par ascendance. J’ai grandi (dans toutes les acceptions du verbe) en France, dans une famille de femmes. J’y ai fréquenté l’école de la Liberté, cela ne s’invente pas, école publique, laïque et républicaine d’une capitale de province conservatrice et cléricale.&lt;br /&gt;Lesté de quelques diplômes (Droit, Anglais et Science de l’éducation), j’exerce à mes moments perdus des fonctions universitaires, après avoir tâté de et pratiqué - non sans insuccès -, divers métiers.&lt;br /&gt;J’ai depuis longtemps pressenti qu’écrire consiste à raconter des histoires, non pas à partir des souvenirs et encore moins de souvenirs de rêves, mais bien de rêves de souvenirs.&lt;br /&gt;Écrire, c’est tisser des rêves avec des souvenirs. Donc, si pour écrire il faut savoir rêver, il faut aussi des souvenirs. Pour cela, il faut vivre. Donc j’ai vécu.&lt;br /&gt;Pendant des années, une vie. Des amours, des enfants, des départs, de grandes et petites blessures, de grands et petits bonheurs, des amis, des livres, des jours et de nuits. Et pendant des années, je ne suis parvenu qu’à accumuler des débuts, des ébauches, des incipits mort-nés, des recueils inachevés, des textes impossibles.&lt;br /&gt;J’ai aussi lu. On ne lit jamais trop.&lt;br /&gt;Prolongeant l’errance familiale, je parle, lis et écris couramment cinq langues, ce qui, avec la maîtrise plus ou moins sommaire d’une demi-douzaine d’autres verbiages, facilite le voyage.&lt;br /&gt;Je partage maintenant mon temps entre la Bretagne et le Portugal où je consacre enfin l’essentiel de mon inactivité, de préférence sous le soleil, à mes addictions favorites que sont dans un ordre indistinct l’amour, la mer et l’écriture, qui sans être probablement des figures équipotentes, me paraissent, depuis l’âge d’homme, les seules choses sérieuses au monde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-2964023377512685797?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/2964023377512685797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/2964023377512685797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2008/04/autoportrait-vridique.html' title='Autoportrait Véridique'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4558703661492185032.post-2712827623124835198</id><published>2009-08-08T13:21:00.000+01:00</published><updated>2011-04-14T13:22:38.840+01:00</updated><title type='text'>Rentrée  littéraire : le chant du signe ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;           &lt;style&gt;&lt;!-- /* Font Definitions */@font-face {font-family:Times; panose-1:2 0 5 0 0 0 0 0 0 0; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}@font-face {font-family:"Trebuchet MS"; panose-1:2 11 6 3 2 2 2 2 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}@font-face {font-family:Garamond; panose-1:2 2 4 4 3 3 1 1 8 3; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} /* Style Definitions */p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; text-align:justify; mso-pagination:none; font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt; font-family:Garamond; mso-fareast-font-family:Times; mso-bidi-font-family:"Times New Roman";}p.MsoBodyText, li.MsoBodyText, div.MsoBodyText {mso-style-noshow:yes; mso-style-link:"Body Text Char"; margin-top:0cm; margin-right:0cm; margin-bottom:6.0pt; margin-left:0cm; text-align:justify; mso-pagination:none; font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt; font-family:Garamond; mso-fareast-font-family:Times; mso-bidi-font-family:"Times New Roman";}a:link, span.MsoHyperlink {color:blue; text-decoration:underline; text-underline:single;}a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed {mso-style-noshow:yes; color:purple; text-decoration:underline; text-underline:single;}p.APAAHPA5120509, li.APAAHPA5120509, div.APAAHPA5120509 {mso-style-name:"APAAHP A5 120509"; mso-style-parent:"Body Text"; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; text-align:justify; mso-pagination:none; font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Garamond; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-language:AR-SA;}span.BodyTextChar {mso-style-name:"Body Text Char"; mso-style-noshow:yes; mso-style-locked:yes; mso-style-link:"Body Text"; mso-ansi-font-size:14.0pt; font-family:Garamond; mso-ascii-font-family:Garamond; mso-fareast-font-family:Times; mso-hansi-font-family:Garamond;}@page Section1 {size:595.0pt 842.0pt; margin:72.0pt 90.0pt 72.0pt 90.0pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;}div.Section1 {page:Section1;}--&gt;&lt;/style&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt; font-variant: small-caps;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Une fois de plus, la rentrée littéraire en France nous promet plus de 600 (659&amp;nbsp;??) nouveautés. Une fois de plus, renvois d’ascenseur et copinage sont au rendez-vous. Le monde change et les principes germano pratins restent immuables.&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Alors que les rédactions ronronnent dans la torpeur du mois d’Août, que les attachées de presse, remplacées par des stagiaires sousrémunéré(e)s, sont parties se faire bronzer les fesses sur la côte, les lignes bougent en littérature. Et évidemment c’est au mois d’Août et évidemment c’est sur Internet que ça se passe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Une fois de plus, on assiste au grand cirque des maisons d’édition. Les stratégies merchandising (horrible anglicisme) sont depuis longtemps arrêtées. Le pompon est détenu cette année par Grasset qui a même prévu le battage indispensable pour faire ressortir son livre phare du tas - on ne sait jamais n’est-ce pas&amp;nbsp;?-&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et l’on fait donc savoir en plein été que l’auteur (qui est passé par la case publicité et n’en est probablement pas entièrement ressorti), a volontairement caviardé quatre pages de son prochain succès annoncé, au prétexte qu’elles l’exposaient ainsi que l’éditeur à un risque de procès pour outrage à magistrat. C’est faire un honneur disproportionné au Marin qui n’en demandait sûrement pas tant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Quatre pages qu’on avait bien pris soin de présenter aux libraires en juin. C’est de bonne guerre, Mr Beigbeder.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Publications à compte d’éditeur? Autoéditions déguisées souvent. Une fois de plus. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Beaucoup des livres annoncés comme des succès (Il suffit de voir les tirages prévus) émanent d’auteurs ayant plus que leurs entrées chez leurs éditeurs. Ils sont, - ou ont été, ou seront - de la maison, directeurs de collections, membres de comités de lecture ou même ont une responsabilité éditoriale directe. C’est tellement plus facile d’être édité quand on est soi-même le directeur littéraire de son éditeur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et ce, quelques soient la qualité intrinsèque des auteurs et des livres publiés, qui est &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;vraiment&lt;/span&gt; une autre affaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Une fois de plus, une fois de trop.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Le monde change et celui de l’édition n’échappe pas au mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Les Etats-Unis ne peuvent être une référence permanente mais montrent quand même dans ce domaine quelques tendances pour le futur. En 2008 L'autoédition y a pour la première fois dépassé avec 285 394 nouveautés le nombre de publications de l'édition traditionnelle, qui n'a publié que 275 232 titres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Les éditeurs français semblent se croire l’abri derrière la soit-disant exception culturelle française. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Si exception culturelle il y a, elle n’est que celle d’une manière de penser d’un petit groupe de personnes qui ont pris depuis longtemps, - très longtemps, trop longtemps - l’habitude de penser qu’il suffit qu’ils pensent pour les autres pensent comme eux. Les autres ce sont des petits, des minables, des provinciaux, des pèquenots. Le bon peuple quoi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Quand je veux avoir l’air intelligent je parle français fait dire Daniel Pennac à un dictateur de ses personnages paraphrasant approximativement Goethe. (J’aime bien Daniel Pennac, ce n’est pas lui qui est en cause ici.)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;On retrouve cette prétention dans tous les domaines de l’expression artistique et culturelle.&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Ce fond de prétention aux relents vaguement nationalistes se manifeste avec une arrogance et un mépris dignes des petits marquis de la Restauration.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Attitude qui à tout le moins a déjà conduit le secteur de l’édition musicale à la catastrophe, faute qu’elle se soit adaptée aux technologies émergentes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Cette condescendance est une insulte à l’intelligence et à la créativité de ceux, qui tout modestes et obscurs qu’ils soient, s’obstinent jour après jour à donner un sens au mot création, et pour ce qui nous concerne ici, à la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Dans les autres secteurs de l’expression culturelle, les majors et quelques artistes sur le retour tentent tant bien que mal de s’abriter derrière une législation faite à leur mesure. La honteuse et liberticide loi hadopi est non seulement inefficace mais elle est ridicule. Un peu d’intelligence Messieurs et Mesdames les députés de France. Un peu de pitié pour vous même&amp;nbsp;: ne voyez vous pas que vous essayez d’arrêter un tsunami avec un filet à papillons&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et vous devriez savoir, au moins depuis Berlin, qu’il n’est pas un mur qui ne finisse par s’écrouler.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Bref, c’est Titanic. L’édition française est victime du syndrome Wallace Hartley. Elle, qui se croit insubmersible, a heurté en pleine vitesse l’iceberg Internet. Et elle coule dans le confort des premières classes. L’orchestre continue de jouer cependant et il jouera jusqu’à la fin, à n’en pas douter. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;C’est donc une nouvelle rentrée littéraire. Une de plus. Une de trop&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;On fait comme si. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et pourtant, déjà dans les chiffres se lisent des signes de malaise. Moins de romans publiés (36) cette année qu’en 2008, plus d’auteurs étrangers (230 contre 210 l‘année précédente) seulement 10 titres (contre 15 en 2008) tirés à plus de 50 000 ex. Encore moins de premiers romans (87 contre 91) –quelle horreur, prendre des risques sur un inconnu&amp;nbsp;? Si le métier d’éditeur, comme celui de banquier d’ailleurs, a sa raison d’être, c’est bien de prendre des risques avec des inconnus. Mais les seconds ont préféré (au frais de leurs clients) prendre des risques avec des gens connus et les résultats que l’on sait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Que dire des 15% de premiers romans&amp;nbsp;! &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;quoi servent donc les éditeurs&amp;nbsp;? Les débutants sont-ils donc si mauvais&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Comment en est-on arrivé si bas&amp;nbsp;? Probablement en raison des accointances de l’édition avec la finance, qui font que les mêmes critères prévalent dans les deux mondes et aboutissent aux mêmes désastres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Mesdames et Messieurs les éditeurs, l’histoire accélère, vous le savez. Mais vous faites comme si le temps s’était arrêté en 1960, à l’époque du 22 à Asnières et où il fallait attendre six mois pour avoir le téléphone. Mêmes réseaux, mêmes liens avec les libraires dont vous dépendez plus que vous ne cherchez à le faire croire et que vous entraînez dans votre naufrage. Dans le meilleur des cas vous consentez à daigner introduire un zeste d’internet dans vos pratiques, mais pas trop, surtout pas trop, un peu à la manière du curé qui dit «&amp;nbsp;ainsi soit-il&amp;nbsp;» au lieu de «&amp;nbsp;amen&amp;nbsp;» pour que ses paroissiens y comprennent, espère-il, quelque chose alors que, pas plus que lui, ils n’y ont jamais rien compris. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et tout cela, au nom des auteurs que vous défendez, paraît-il. Mensonge&amp;nbsp;puissance trois ! (Mais plus c’est gros plus les naïfs y croient.) Vous défendez d’abord vos intérêts, très secondairement celui des libraires et enfin celui des écrivains.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Une fois de plus, une fois de trop.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Et pourtant il y a du nouveau pour cette rentrée littéraire. Mais ça se passe sur Internet.&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Depuis le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; Août, «&amp;nbsp;&lt;a href="http://thixotropies.blogspot.com/"&gt;Thixotropies&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», roman français, est publié sur &lt;a href="http://twitter.com/"&gt;Twitter&lt;/a&gt;. C’est une première. En quoi diffuser un roman par morceaux ne dépassant pas 140 signes, qui relève de l’obstination d’un des obscurs, constitue à proprement parler une révolution&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Précisons tout d’abord que Twitter vient de to tweet qui signifie en anglais gazouiller. D’où l’oiseau du logo. C’est un service de microblogging dont le principe consiste à répondre en moins de 140 signes à la question «&amp;nbsp;qu’est-ce que vous faites en ce moment&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Question apparemment sans aucun intérêt. Car qui se soucie de ce que je fais en ce moment&amp;nbsp;? Curieusement, Twitter connaît cependant depuis fin 2006 un développement exponentiel. Faut-il en déduire que l’exhibitionnisme même virtuel est la motivation principale des usagers du Net ou que quelque chose de plus profond est en train de se produire?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;D’autant que contrairement à d’autres plateformes comme Facebook, Twitter est fondamentalement asymétrique&amp;nbsp;: chacun choisit qui il souhaite suivre sans que le suivi ne puisse pratiquement rien y faire. Par exemple Thixotropies est suivi par près de 800 personnes depuis début Août.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;La fragmentation d’un texte par paquets de moins de 140 signes peut sembler contradictoire avec la nature même d’un livre, objet clos (même si le roman peut ouvrir sur des perspectives infinies) et tangible. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Depuis 15 ans, toutes les tentatives faites par les éditeurs pour créer un livre électronique ont échoué. Pour une raison simple&amp;nbsp;: donner à un livre électronique l’aspect d’un livre papier cumule les inconvénients des deux. C’est un peu comme donner la forme d’un cheval à une voiture&amp;nbsp;: on s’arriérait dessus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Mais l’aspect le plus innovant de Twitter pour la littérature concerne le monde éditorial. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Par définition, un acheteur de livre ne sait pas ce que celui-ci contient, puisque, par définition, il ne pourra savoir ce qu’il contient qu’une fois qu’il l’aura lu. Sauf à se rabattre sur les critiques littéraires ou le bouche à oreille. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Mais le jugement des critiques n’est pas imperméable à toutes sortes de pressions, aux modes, ou simplement aux erreurs d’appréciation. Le bouche à oreille, comme dans le jeu du téléphone des enfants, est d’une pertinence d’autant plus distordue que la chaîne des interlocuteurs est longue.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Il ne reste donc que de se fier à la réputation de l’écrivain ou de se livrer au hasard. Tout ceci est bien humain mais finalement on ne sait pas ce qu’on achète.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Au fond, acheter un&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;livre c’est acheter un chat dans un sac.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Dans tous les cas, il s’agit de faire confiance à autrui. Le lecteur ne pourrait-il pas s’en remettre directement à l’auteur&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Là est peut-être la révolution qu’apporte Twitter&amp;nbsp;: il n’est plus besoin de payer le livre pour en prendre connaissance. L’auteur le gazouille librement sur le réseau et le lecteur peut goûter, apprécier, fragment par fragment, le texte. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Il connaît la couleur du chat avant d’acheter.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Puis, si il le souhaite, il pourra alors décider de mettre la main à la poche, en toute connaissance de cause. Soit télécharger à très pas prix une version électronique, charge à lui de l’imprimer (sans pour autant au bout du compte avoir un vrai livre.) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;S’il est intrinsèquement bibliophile il pourra aussi commander le livre papier directement à l’auteur (PoD) ou par l’intermédiaire d’un éditeur et/ou d’un libraire, qui peuvent encore jouer un rôle s’ils s’adaptent à cette nouvelle donne.&lt;span style="mso-tab-count: 1;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="APAAHPA5120509" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"&gt;Roland Barthes écrivait de manière prémonitoire&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Un texte est fait d'écritures multiples, issues de plusieurs cultures et qui entrent les unes avec les autres en dialogue… Mais il y a un lieu où cette multiplicité se rassemble, et ce lieu, ce n'est pas l'auteur … c'est le lecteur: le lecteur est l'espace même où s'inscrivent… toutes les citations dont est faite une écriture ; l'unité d'un texte n'est pas dans son origine, mais dans sa destination&lt;/i&gt;.» (&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;in &lt;/i&gt;Le bruissement de la langue, Essais critiques IV, 1984).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Beaucoup se demandent à quoi diable peut servir Twitter. C’est bien dans ses destinations multiples que le livre vit, c’est à dire ses lecteurs. Ce qui fait qu’à tout le moins, Twitter devrait faire réfléchir le monde de la littérature&amp;nbsp;: une nouvelle forme de relation de l’écrivain avec ses lecteurs est en train de naître.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Que les éditeurs soient qu’ils ont été pendant cinq siècles et n’auraient jamais dû arrêter d’être&amp;nbsp;: des vendeurs de papier. Du beau papier. A tous les sens du substantif. Avec un vrai contenu, de la littérature, de la poésie. Défendez vraiment les auteurs. Cette défense passe d’abord par la visibilité. Et c’est exactement ce qu’offre le réseau maintenant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Si ensuite ils veulent penser rentabilité, qu’ils regardent ce qui se passe avec le mp3. Jamais il n’y a eu autant de téléchargements, jamais on a autant écouté de musique. Les majors perdent de l’argent parce qu’elles n’ont pas su s’adapter à cette nouvelle donne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Accompagnez les écrivains sur le réseau. Si vous ne le faites pas, vous vous retrouverez seuls à couler avec votre paquebot. Si le panache aveugle de Wallace Hartley fait une belle histoire, son corps de noyé a été repêché le 4 mai 1912. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;On peut rêver d’un meilleur futur pour le livre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Car en tant qu’objet il ne disparaîtra pas pour autant. Pour une raison simple&amp;nbsp;: sa rusticité fait qu’une fois imprimé, il n’est plus besoin d’énergie pour le lire&amp;nbsp;; le signe survit alors, comme toujours et plus singulièrement depuis Gutenberg,&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;à travers le temps et l’espace.&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt; à&lt;/span&gt; l’heure de l’électronique et du virtuel, c’est un avantage qui n’est pas près d’être remis en cause.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Parions que, comme toujours la littérature gagnera, avec ou sans les éditeurs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;Christophe Sims&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;; font-size: 10.0pt;"&gt;20 Août 2009&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4558703661492185032-2712827623124835198?l=christophesims.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/2712827623124835198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4558703661492185032/posts/default/2712827623124835198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christophesims.blogspot.com/2009/08/rentree-litteraire-le-chant-du-signe_08.html' title='Rentrée  littéraire : le chant du signe ?'/><author><name>Christophe Sims</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ZmhfUvGXSic/SnQm78ncKjI/AAAAAAAAAp4/pssK0aJUti4/S220/Photo(109)+-+copie.jpg'/></author></entry></feed>
